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The Penguin Composition Rules

Paragraphe qui ne s’élance qu’une fois à la ligne, chapitre qui ne s’ouvre à partir d’une page blanche : on n’y fait peu attention et pourtant la mise en page des livres obéit à des règles définies.

 

C’est un certain Jan Tschichold, typographe allemand qui, à la fin des années 1940 invente une série de règles de typographies pour la maison d’édition Penguin Books, qui standardiseront les logiques de mise en page en s’adaptant aux techniques de reliure et d’impression de l’époque.

 

Encore largement appliquées parmi les graphistes, ces règles ont permis de créer un langage graphique et visuel universel.

Jusqu’ici tout va bien, mais c’est sans compter sur l’impact écologique de ces règles qui encouragent le gaspillage du papier par ses nombreux espaces laissés vides. Et aujourd’hui, l’impression de 600 millions de livres par an consomme 1,5 million d’arbres.

 

De quoi hérisser les crayons et les stylos de Bedow, studio de design graphique suédois, qui lance un projet open source pour imaginer de nouvelles règles moins gourmandes en papier.

Une initiative qui pourrait permettre de sauver des milliers d’arbres par an, à condition d’accepter de bouleverser quelque peu nos habitudes.

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